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Louison (Mélanie revisited)

Ecrite en collaboration avec Marie.

Elle s’appelait Louison
Les garçons la trouvaient canon
Avait un visage de poupon
Et sur la joue quelques boutons
Elle avait des cheveux mi-longs
De grands yeux, une paire de… bracelets
Un collier qui coûtait bonbon
Qu’son fiancé avait acheté

Elle fut caissière chez Géantmat
Où l’on vend marteaux et clés plates
Son patron, un aristocrate
Qui n’était pas très diplomate
Trouvait Louison maladroite
Elle devait se gratter la… tête
Pour faire ces tâches plutôt ingrates
Et encaisser toutes les emplettes

De l’aube jusqu’au crépuscule
Même les journées de canicule
Obligée de prendre des gélules
Pour éviter le ridicule
Elle fit une erreur de calcul
Et dit « Il faut que l’on m’… explique!
Je sais qu’en maths je suis très nulle
Mais faudrait pas que ça s’complique. »

La tyrannie de son patron
Aimable comme une porte de prison
Qui avait choppé le melon
Faisait très peur à Louison
Elle murmurait « Espèce de con !
J’commence à en avoir plein l’… dos! »
Dit-elle en s’essuyant le front
Elle transpirait comme un verre d’eau

Elle voulait suivre une autre piste
Et quitter ce vieil arriviste
Travailler chez le beau fleuriste
Qui avait une âme d’artiste
Elle n’aurait plus ce regard triste
Et pourrait ainsi faire des f… ax
Au petit patron altruiste
Et bomber son joli thorax

Mais lors d’une violente dispute
A coups de droites et d’uppercuts
Ce patron qui la persécute
Perdit ses dents en une minute
Il dit « Dehors ! Espèce de brute !
Harpie ! Mégère ! Sale petite p… uce ! »
Elle rejoint ainsi la cahute
Du fleuriste et des ibiscus

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Publié par le 4 mai 2015 dans Non classé

 

Amboise

Ton visage acutangulé
Ton sourire de jeune fille rebelle
M’ont fait presque tout effacer
Des disciples de Samuel
Cette daina entêtante
Dont tu te gargarisais tant
Etait chantée par les passantes
Et les soldats du régiment

Baby love me and kiss me please
Don’t shake the disease
Baby love me and kiss me please
Don’t shake the disease

A Kuala Lumpur te revoir
Gravir les escaliers d’Ancône
Nager dans le Sungai Kampar
Et embrasser les autochtones
Le soleil se couche sur Honshu
Ton souffle coupé me chavire
Même le plus solide garde-fou
Ne saurait plus me retenir

Baby love me and kiss me please
Don’t shake the disease
Baby love me and kiss me please
Don’t shake the disease

Bouton d’or, tulipe, orchidée
Tu oublies les mots et les choses
La sémantique, la logorrhée
Ta foi en l’épanadiplose
Les cacahuètes et les olives
Que tu mangeais sur la terrasse
Le long de la source d’eau vive
Dans un quartier de Palavas

Baby love me and kiss me please
Don’t shake the disease
Baby love me and kiss me please
Don’t shake the disease

L’Espagne et tous ces châteaux forts
Que l’on a bâtis, mon amour
Sont détruits par le matador
Qui rodait à pas de velours
Ils résonnent au cœur de la conque
De l’Aphrodite majestueuse
L’enfer s’enflamme lorsque quiconque
S’approche de cette mante religieuse

Baby love me and kiss me please
Don’t shake the disease
Baby love me and kiss me please
Don’t shake the disease

Tes zygomatiques se crispèrent
Lorsque l’hiver fut des plus rudes
Tu grelotais dans tes jambières
T’avais fixé ton attitude
Mais quelques temps auparavant
Tu avais oublié l’odeur
De la cannelle et du safran
Et des véhicules à moteur

Baby love me and kiss me please
Don’t shake the disease
Baby love me and kiss me please
Don’t shake the disease

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Publié par le 11 avril 2015 dans Non classé

 

Compagnon, ami, camarade

Compagnon, ami, camarade,
Le long de la Sorgue d’Entraigues
Ou du Ruisseau des Aygalades
On t’aurait appelé collègue
Insaisissable et orgueilleux
Seul moi pouvais te tempérer
Tu as aussi fait de ton mieux
Pour me comprendre et m’accepter

Avec toi filent les saisons
L’automne et l’hiver disparaissent
Tout n’est alors que sable blond
Chaleur d’été et allégresse
Je sais quels mots te murmurer
Nous sommes sur la même longueur d’onde
Et me tenant à tes côtés
J’oublie la cruauté du monde

Piédestal de sang et de chair
Tu m’élèves de tout ton cœur
Comme un curé sur une chaire
Je prends enfin de la hauteur
Géricault pourrait te dépeindre
Rossini t’offrir quelques notes
Avec toi rien ne peut m’atteindre
Je suis Roland ou Don Quichotte

Compagnon, ami, camarade,
Nous parcourrons le monde ensemble
Ces vastes plaines où l’on s’évade
Où tu pourras aller à l’amble
Chez tes cousins de l’Idaho
Et aux Saintes-Maries-de-la-Mer
La liberté est un cadeau
Aussi précieux que le bon air

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Publié par le 6 janvier 2015 dans Non classé

 

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Amoureuse de Jekyll

Encore une soirée où je pleure
Où je me sens désespérée
Ses fichus potes de malheur
Se sont encore bien amusé
Je suis victime de son humour
Victime de toutes ses moqueries
Moi qui donne toujours tant d’amour
Je suis profondément meurtrie
Sans qu’il ne le sache, la nuit
Je m’isole pendant un moment
J’ai de terribles insomnies
Je me bourre de médicaments

Je suis amoureuse de Jekyll
Mais c’est avec Hyde que je vis
Il me blesse mais je suis docile
Je lui pardonne, il me sourit

Peut-être suis-je trop irritable
Tout cela, c’était pour de rire
Peut-être ne suis-je pas capable
Comme lui de bien me divertir
Comment ai-je pu croire un instant
Que l’homme que j’aime me veuille du mal?
Ce personnage est si brillant
Je me sens tellement anormale
Mon chéri a sans doute raison
Je dois être un peu parano
Etre trop souvent sous tension
C’est vrai je n’me détends pas trop

Je suis amoureuse de Jekyll
Mais c’est avec Hyde que je vis
Il me blesse mais je suis docile
Je lui pardonne, il me sourit

Je pourrais être abandonnée
Finir toute seule et vieille fille
Même si je suis mariée
Je suis un chien dans un jeu d’quilles
Ma chance c’est aussi mon drame
Ce dont profite mon adoré
Je fais partie de toutes ces femmes
Qui n’aiment jamais à moitié
Je sais je n’ai pas de pansement
Ni de bandage, c’est entendu
Si rien ne se voit physiquement
Je suis aussi une femme battue

Je suis amoureuse de Jekyll
Mais c’est avec Hyde que je vis
Il me blesse mais je suis docile
Je lui pardonne, il me sourit

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Publié par le 20 janvier 2014 dans Non classé

 

C’était ma guitare

J’ai traversé le Kentucky
J’ai rencontré deux trois amis
Dont j’ai oublié les prénoms
J’ai dormi à la belle étoile,
Elevé des chèvres et peint des toiles
Je vivais toutes mes passions

J’ai fait des bœufs avec des gens
Autour de quelques feux de camp
Les soirs où brillait la pleine lune
J’ai refait le monde tant de fois
Avec Boris, Phil ou Lucas
Tous ces compagnons de fortune

Mais
La seule nana qui me suivait
Qui allait partout où j’allais
C’était ma guitare, ma guitare
La seule gonzesse qui m’aimait bien
Qui consolait tous mes chagrins
C’était ma guitare, ma guitare

Je partais tout l’temps en voyage
Comme une sorte de pèlerinage
Mais ce n’était pas Compostelle
Mes chemins allaient n’importe où
De l’Ardèche jusqu’à Katmandou
J’accompagnais toujours les belles

Je faisais la révolution
Sans aucun fusil ni canon
Je m’asseyais sur la morale
Je f’sais l’amour dans les amphis
Dans les cabanes et les prairies
Personne n’y voyait de mal

Mais
La seule nana qui me suivait
Qui allait partout où j’allais
C’était ma guitare, ma guitare
La seule gonzesse qui m’aimait bien
Qui consolait tous mes chagrins
C’était ma guitare, ma guitare

J’ai contemplé les océans
Marché sur tous les continents
Fumé des herbes exotiques
J’ai découvert des paysages
Connu des amis de passage
Qui devaient être psychotiques

Oui mais un jour un de ces gars
Enivré par je ne sais quoi
Croyant voir dans mon instrument
Un objet des plus diaboliques
Des cordes et un manche sataniques
L’a explosée sur un mur blanc

La seule nana qui me suivait
Je l’ai toute ma vie regrettée
C’était ma guitare, ma guitare
La seule gonzesse que j’aimais bien
Pour qui j’ai eu tant de chagrin
C’était ma guitare, ma guitare

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Publié par le 22 décembre 2013 dans Non classé

 

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Papy

Y’a un mec qu’a les cheveux gris
Tout l’monde l’appelle Papy
De notre part c’est affectueux
Nous, on l’aime bien le vieux
Il est parfois un peu bougon
Il nous traite de p’tits cons
Mais au fond il nous aime bien
Sans nous, sa vie elle craint

Il a une tête qui sent l’ennui
Il traîne au bar, Papy
Il parle de tout, de rien, souvent
D’ses frangins, d’ses parents
Son père c’était un gars sérieux
Pas l’genre à sonner creux
Son grand-père bossait à l’usine
Et adorait Lénine

Il dit « Quand moi j’étais petit
C’était l’bon temps », Papy
On l’écoute pas, on lit l’Equipe
On le laisse dans son trip
Mais des fois j’dis « La nostalgie
Ça fait pourrir la vie »
On sent bien que ça l’rend morose
J’ai mis l’doigt sur quelqu’ chose

Y’a deux ans, sa femme est partie
Y’est malheureux, Papy
Alors il boit pour oublier
Qu’un jour elle s’est tirée
Il dit qu’ses enfants ont grandi
Qu’ils sont jeunes et jolis
Il dit aussi qu’le temps qui passe
Est un gros dégueulasse

On veut qu’il r’trouve goût à la vie
Y’est bien sympa, Papy
Le temps qui passe, faut faire avec
Oublie l’heure d’tes obsèques
On boit des mousses dans c’vieux bistrot
Puis on joue au tarot
Il s’débrouille bien en vérité
Et ça nous fait marrer

On sait qu’y’a l’av’nir devant lui
La route est longue, Papy
Qu’y’est pas si vieux qu’il en a l’air
Pas l’heure d’la mise en bière
Y’a un mec qu’a les cheveux gris
Tout l’monde l’appelle Papy
De notre part c’est affectueux
Nous, on l’aime bien le vieux

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Publié par le 13 août 2012 dans Non classé

 

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Mélanie

Elle s’appelait Mélanie
Les garçons la trouvaient jolie
Elle devait avoir dix-neuf ans
Elle habitait chez ses parents
Elle avait de longs cheveux blonds
De grands yeux, une paire de… bracelets
Un collier qui coûtait bonbon
Qu’son fiancé avait acheté

Elle allait à la fac de lettres
Voulait surtout se faire admettre
En tant qu’apprentie professeur
Et connaître enfin le bonheur
Mais elle était très maladroite
Et devait se gratter la… tête
Pour résoudre les problèmes de maths
Cette matière devenait abstraite

Elle avait des racines carrées
Après avoir l’indice posé
Elle multipliait sans complexe
Les nombres qu’elle mettait à l’index
Elle fit une erreur de calcul
Et dit « Il faut que l’on m’… explique!
Je sais qu’en maths je suis très nulle
Mais faudrait pas que ça s’complique. »

En français tout allait très bien
C’était même parfait en latin
En grec par contre c’était plus dur
De traduire la langue d’Epicure
Cette discipline est en option
« J’commence à en avoir plein l’… dos! »
Dit-elle en s’essuyant le front
Elle transpirait comme un verre d’eau

Elle prit un jour ses fonctions
Au sein d’une école de renom
Dont le directeur émérite
Est du quartier où elle habite
Ayant un côté altruiste
Elle demanda à faire un f… ax
A sa collègue instit et triste
Qui avait un joli thorax

Elle s’appelait Mélanie
Il paraît à ce qu’on m’a dit
Que lorsqu’elle devint enseignante
Ses élèves la trouvèrent battante
De temps à autre elle les dispute
Et passe pour une sacrée p…. uce
Qui n’arrête pas une minute
Et qui maîtrise le processus

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Publié par le 23 avril 2011 dans Non classé

 

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