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Amoureuse de Jekyll

Encore une soirée où je pleure
Où je me sens désespérée
Ses fichus potes de malheur
Se sont encore bien amusé
Je suis victime de son humour
Victime de toutes ses moqueries
Moi qui donne toujours tant d’amour
Je suis profondément meurtrie
Sans qu’il ne le sache, la nuit
Je m’isole pendant un moment
J’ai de terribles insomnies
Je me bourre de médicaments

Je suis amoureuse de Jekyll
Mais c’est avec Hyde que je vis
Il me blesse mais je suis docile
Je lui pardonne, il me sourit

Peut-être suis-je trop irritable
Tout cela, c’était pour de rire
Peut-être ne suis-je pas capable
Comme lui de bien me divertir
Comment ai-je pu croire un instant
Que l’homme que j’aime me veuille du mal?
Ce personnage est si brillant
Je me sens tellement anormale
Mon chéri a sans doute raison
Je dois être un peu parano
Etre trop souvent sous tension
C’est vrai je n’me détends pas trop

Je suis amoureuse de Jekyll
Mais c’est avec Hyde que je vis
Il me blesse mais je suis docile
Je lui pardonne, il me sourit

Je pourrais être abandonnée
Finir toute seule et vieille fille
Même si je suis mariée
Je suis un chien dans un jeu d’quilles
Ma chance c’est aussi mon drame
Ce dont profite mon adoré
Je fais partie de toutes ces femmes
Qui n’aiment jamais à moitié
Je sais je n’ai pas de pansement
Ni de bandage, c’est entendu
Si rien ne se voit physiquement
Je suis aussi une femme battue

Je suis amoureuse de Jekyll
Mais c’est avec Hyde que je vis
Il me blesse mais je suis docile
Je lui pardonne, il me sourit

Tous droits réservés

 
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Publié par le 20 janvier 2014 dans Non classé

 

C’était ma guitare

J’ai traversé le Kentucky
J’ai rencontré deux trois amis
Dont j’ai oublié les prénoms
J’ai dormi à la belle étoile,
Elevé des chèvres et peint des toiles
Je vivais toutes mes passions

J’ai fait des bœufs avec des gens
Autour de quelques feux de camp
Les soirs où brillait la pleine lune
J’ai refait le monde tant de fois
Avec Boris, Phil ou Lucas
Tous ces compagnons de fortune

Mais
La seule nana qui me suivait
Qui allait partout où j’allais
C’était ma guitare, ma guitare
La seule gonzesse qui m’aimait bien
Qui consolait tous mes chagrins
C’était ma guitare, ma guitare

Je partais tout l’temps en voyage
Comme une sorte de pèlerinage
Mais ce n’était pas Compostelle
Mes chemins allaient n’importe où
De l’Ardèche jusqu’à Katmandou
J’accompagnais toujours les belles

Je faisais la révolution
Sans aucun fusil ni canon
Je m’asseyais sur la morale
Je f’sais l’amour dans les amphis
Dans les cabanes et les prairies
Personne n’y voyait de mal

Mais
La seule nana qui me suivait
Qui allait partout où j’allais
C’était ma guitare, ma guitare
La seule gonzesse qui m’aimait bien
Qui consolait tous mes chagrins
C’était ma guitare, ma guitare

J’ai contemplé les océans
Marché sur tous les continents
Fumé des herbes exotiques
J’ai découvert des paysages
Connu des amis de passage
Qui devaient être psychotiques

Oui mais un jour un de ces gars
Enivré par je ne sais quoi
Croyant voir dans mon instrument
Un objet des plus diaboliques
Des cordes et un manche sataniques
L’a explosée sur un mur blanc

La seule nana qui me suivait
Je l’ai toute ma vie regrettée
C’était ma guitare, ma guitare
La seule gonzesse que j’aimais bien
Pour qui j’ai eu tant de chagrin
C’était ma guitare, ma guitare

Tous droits réservés

 
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Publié par le 22 décembre 2013 dans Non classé

 

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Papy

Y’a un mec qu’a les cheveux gris
Tout l’monde l’appelle Papy
De notre part c’est affectueux
Nous, on l’aime bien le vieux
Il est parfois un peu bougon
Il nous traite de p’tits cons
Mais au fond il nous aime bien
Sans nous, sa vie elle craint

Il a une tête qui sent l’ennui
Il traîne au bar, Papy
Il parle de tout, de rien, souvent
D’ses frangins, d’ses parents
Son père c’était un gars sérieux
Pas l’genre à sonner creux
Son grand-père bossait à l’usine
Et adorait Lénine

Il dit « Quand moi j’étais petit
C’était l’bon temps », Papy
On l’écoute pas, on lit l’Equipe
On le laisse dans son trip
Mais des fois j’dis « La nostalgie
Ça fait pourrir la vie »
On sent bien que ça l’rend morose
J’ai mis l’doigt sur quelqu’ chose

Y’a deux ans, sa femme est partie
Y’est malheureux, Papy
Alors il boit pour oublier
Qu’un jour elle s’est tirée
Il dit qu’ses enfants ont grandi
Qu’ils sont jeunes et jolis
Il dit aussi qu’le temps qui passe
Est un gros dégueulasse

On veut qu’il r’trouve goût à la vie
Y’est bien sympa, Papy
Le temps qui passe, faut faire avec
Oublie l’heure d’tes obsèques
On boit des mousses dans c’vieux bistrot
Puis on joue au tarot
Il s’débrouille bien en vérité
Et ça nous fait marrer

On sait qu’y’a l’av’nir devant lui
La route est longue, Papy
Qu’y’est pas si vieux qu’il en a l’air
Pas l’heure d’la mise en bière
Y’a un mec qu’a les cheveux gris
Tout l’monde l’appelle Papy
De notre part c’est affectueux
Nous, on l’aime bien le vieux

Tous droits réservés

 
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Publié par le 13 août 2012 dans Non classé

 

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Mélanie

Elle s’appelait Mélanie
Les garçons la trouvaient jolie
Elle devait avoir dix-neuf ans
Elle habitait chez ses parents
Elle avait de longs cheveux blonds
De grands yeux, une paire de… bracelets
Un collier qui coûtait bonbon
Qu’son fiancé avait acheté

Elle allait à la fac de lettres
Voulait surtout se faire admettre
En tant qu’apprentie professeur
Et connaître enfin le bonheur
Mais elle était très maladroite
Et devait se gratter la… tête
Pour résoudre les problèmes de maths
Cette matière devenait abstraite

Elle avait des racines carrées
Après avoir l’indice posé
Elle multipliait sans complexe
Les nombres qu’elle mettait à l’index
Elle fit une erreur de calcul
Et dit « Il faut que l’on m’… explique!
Je sais qu’en maths je suis très nulle
Mais faudrait pas que ça s’complique. »

En français tout allait très bien
C’était même parfait en latin
En grec par contre c’était plus dur
De traduire la langue d’Epicure
Cette discipline est en option
« J’commence à en avoir plein l’… dos! »
Dit-elle en s’essuyant le front
Elle transpirait comme un verre d’eau

Elle prit un jour ses fonctions
Au sein d’une école de renom
Dont le directeur émérite
Est du quartier où elle habite
Ayant un côté altruiste
Elle demanda à faire un f… ax
A sa collègue instit et triste
Qui avait un joli thorax

Elle s’appelait Mélanie
Il paraît à ce qu’on m’a dit
Que lorsqu’elle devint enseignante
Ses élèves la trouvèrent battante
De temps à autre elle les dispute
Et passe pour une sacrée p…. uce
Qui n’arrête pas une minute
Et qui maîtrise le processus

Tous droits réservés

 
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Publié par le 23 avril 2011 dans Non classé

 

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Madame Monique

J’aurais aimé vous rencontrer
Vous regarder, vous écouter
Sentir votre mélancolie
Retomber en enfance aussi
J’aurais aimé vous raconter
L’automne, le printemps ou l’été
De manière un peu pathétique
Madame Monique

J’aurais aimé me promener
Sur les touches de votre clavier
Guidé par votre mélodie
Do, ré, sol, mi, do, ré, do, si
J’aurais aimé vagabonder
Parmi vos vers à douze pieds
Votre poésie impudique
Madame Monique

J’aurais aimé vous avouer
Des choses que l’on ne dit jamais
Apprendre tout de votre vie
Parler de ce temps qui s’enfuit
J’aurais aimé vous cajoler
Voir vos larmes s’évaporer
D’un coup de baguette magique
Madame Monique

J’aurais aimé vous rencontrer
Mais la mort vous a enlevée
Je me souviens de ce lundi
On entendait tomber la pluie
Ce fut un rendez-vous manqué
Et aujourd’hui vous reposez
Au fond d’un cimetière hébraïque
Madame Monique

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Publié par le 2 février 2011 dans Non classé

 

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Mercury à la radio

Tu m’as quitté pour un crétin
Tu t’es barrée avec mon chien
Avec la télé écran plat
Et le catalogue Ikea
J’ai plus d’nouvelles depuis trois mois
Je ne mange plus que des pizzas
J’m’en fous d’avoir pris dix kilos
Y’a Mercury à la radio

Tu m’as traité de tous les noms
Enfoiré, connard, tête de con
Tu es partie à Marbella
Avec ta guitare sous le bras
Tu joueras à ton p’tit chéri
Une chanson de Carla Bruni
Moi j’préfère écouter les pros
Y’a Mercury à la radio

Ton nouveau mec est PDG
A un super cabriolet
Moi j’ai une Peugeot 403
Le frein à main qui marche pas
Les essuie-glaces sont pas au top
J’ai grillé mon dernier feu stop
Mais quand j’allume l’autoradio
Y’a Mercury dans mon tacot

Dans une boîte de Marbella
Vous danserez sur du Guetta
Avec des toxicos Allemands
Qui viennent en vacances tous les ans
Quelle faute de goût, c’est tellement mieux
D’écouter en fermant les yeux
Love of my life, Innuendo
Y’a Mercury à la radio

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Publié par le 14 janvier 2011 dans Non classé

 

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Amy Johnson

Elle a un p’tit accent british
Un pull à carreaux qui fait kitsch
Elle a les cheveux roux foncés
Des yeux verts et un grain d’beauté
Elle a une chambre chez l’habitant
A Lille chez son correspondant
Elle dit qu’elle est née à Brighton
Et qu’elle s’appelle Amy Johnson

Elle étudie les arts plastiques
A l’étranger c’est bien pratique
Ça permet de voir du pays
L’année prochaine c’est l’Italie
Elle ne parle pas un mot d’allemand
Sauf « Guten Tag » évidemment
Elle n’aime pas la culture teutonne
La dénommée Amy Johnson

Elle écoute toute la journée
John Lennon et Paul McCartney
Elle dit qu’elle connaît bien la sœur
De la concierge de Jane Asher
Qu’il y a des fantômes qui rodent
Autour des studios Abbey Road
Même celui de George Harrison
Elle m’intéresse Amy Johnson

Alors je m’assois avec elle
On écoute Get Back, If I Fell
Sur son baladeur à casettes
Qu’a connu la guerre au Koweït
On oublie tout en un instant
Le nom de son correspondant
Ses parents restés à Brighton
Et les études d’Amy Johnson

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Publié par le 11 janvier 2011 dans Non classé

 

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